Le constat : la désaffection des filières scientifiques

Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme : les filières scientifiques ne font plus recette et la France risque de manquer d’enseignants et de chercheurs. En effet, depuis quelques années les étudiants français se désintéressent des ces filières.

Rapports, études, enquêtes se multiplient, qui pointent du doigt les dangers de la désaffection des élèves et étudiants français pour les études scientifiques et tentent de proposer des solutions :

La député Irène Tharin fut même invitée lors de l’Édition de 18h du journal de France Inter du 8 septembre 2005 :

Dernièrement, le rapport de jury du Concours de l’Agrégation externe de Sciences Physiques, option Physique (Session 2011), de Messieurs Jean-Yves Daniel, Pierre Desbiolles et Michel Vigneron, a mis en évidence « à l’oral une baisse de l’aptitude expérimentale des candidats aussi bien en montage qu’en leçon (de physique et de chimie), liée sans doute à un manque de préparation, qui pourrait expliquer cette baisse d’aptitude, alors que cette dimension est pourtant essentielle à l’enseignement des sciences physiques et chimiques ».

La désaffection massive dont souffrent certaines filières, en partie liée au manque de perspectives professionnelles dans la Recherche, exige de repenser la transmission des savoirs, du primaire à l’université. Il faut fournir aux élèves une expérience tangible de la science, surtout dans les écoles primaires et secondaires, dont les cours de sciences doivent être conçus de façon à rencontrer les besoins et l’intérêt des jeunes. Cela est d’autant plus vrai à l’école, car c’est souvent là que naissent – ou que meurent parfois – les vocations scientifiques.

Expérimenter pour Comprendre !

Dans le primaire, beaucoup de pédagogues prônent, en se remémorant les leçons de choses de leur jeunesse, un recours accru à l’observation et à l’expérimentation par les élèves. L’expérience “La Main à la pâte”, lancée en 1996 par le Prix Nobel de physique Georges Charpak est citée en exemple. C’est en s’inspirant de ces actions que nous proposons une série d’expériences qui constituent autant de « situations déclenchantes ».

Telle est la méthode utilisée par les maquettes DidacSol, basée sur l’expérimentation directe, permettant ainsi aux élèves de se réconcilier avec les sciences. Il y a déjà près de 2 500 ans, Confucius avait bien compris la puissance de cette méthode en écrivant :

Raconte-moi et j’oublierai,

Montre-moi et je me souviendrai,

Laisse-moi faire et je comprendrai.